
aujourd'hui j'ai suivi avec tristesse les événements Japonaises. le tremblement de terre et puis le terrible tsunami. j'ai suivi les événements en me glissant dans la peau de ces gens, en essayant d'imaginer ce qu'ils vivaient même si ça doit être difficile de juste imaginer un truc pareil. j'ai tout suivi avec cette anxiété mixte à respect que seulement les catastrophes naturelles peuvent me donner, car ils me font sentir si petite et sans défense. par exemple je pense que l'on est que des miettes de pain devant la puissance de la mer.
en regardant en tv et en rligne les images du tsunami je ne peux m'empêcher de penser aux images du dessin animé Ponyo (du maitre Miyazaki) parce que c'est un des dessins animés préférés de cette famille. les images de la réalité dépassent malheureusement de grands longue les images suggestives et - je croyais - exagérées du dessin animé.

c'est 2h22 et je suis encore réveillé et je suis les journaux télévisés car il y un autre élément de cette histoire qui me fait enrager, désespérer, craindre pour ma fille et pour notre avenir: les centrales nucléaires Japonaises qui cèdent, s'enflamment, ils ne se refroidissent pas, les fuites de radiations qu'ils auraient aussi atteint la mer (mais que pour quelques experts politisés ils sont seulement des "petites fuite").
quel horrible monde! ou mieux: quels horribles personnes que nous sommes, en train de détruire ce monde! et alors je pense de nouveau à Ponyo qu'arrive sur la terre amoureuse de Soske bien qu'elle soit un poisson en partie humaine et avec des pouvoirs magiques. c'est elle à déclencher -involontairement- le tsunami parce que son père (un magicien des profondeurs marines qui était humain autrefois) tâche d'envoyer la mer-même sur la terre pour ramener sa fille à la maison, parce que les deux mondes ne peuvent jamais se rencontrer et parce que les humain sont des êtres abominables qui détruisent tout ce qui touchent (et oui, comme tout parent il a peur pour sa fille)
je pense à Ponyo parce qu'à la fin du film tout rentre dans l'ordre grâce à l'amour. l'amour que Ponyo a pour Soske et vice versa. deux enfants redonnent espoir à la terre et aux adultes, même au père magicien des profondeurs marines désillusionné.
je veux penser, je veux rêver, que nos enfants feront vraiment la différence sur le plat de la balance de cet avenir obscur et pourri qui nous attends. et pour faire cela nous devons les aimer, les écouter, les respecter et leur enseigner l'amour pour la nature et pour les êtres vivants (humains ou pas) et - surtout - nous devons donner l'exemple de cette écoute et ce respect vers les autres qui voudrions voir en eux. chaque geste compte.
je veux les imaginer comme Ponyo dans cette image où elle lèche la blessure de Soske et elle le fait guérir à l'instant:
peut-être que notre monde ne guérira pas à l'instant ou il ne guérira peut-être jamais.
mais je dois l'espérer parce que si je l'espère pas la tristesse me saisit et d'avoir fait naitre ma fille dans ce monde avarié me semble un acte narcissique et égoïste.






