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samedi 15 octobre 2011

mais où sont elles les femme de ma tribu?

non parce que je ne les vois pas et parfois j'aimerais bien!

je m'explique:

cette manière d'élever Mina en l'allaitant, en la berçant, en y dormant ensemble, en la portant avec l'écharpe c'est la manière de faire la plus près de la nature et qui se retrouve aussi dans certaines cultures.
c'est la manière qui se rapproche le plus à celle de nos aïeux qui vivaient dans les cavernes. habillés d'un peau de bison, les peintures rupestres sur les murs et les pitchouns pendus aux mamelons ou hissés sur le dos.
c'est la manière de faire qui nous est la plus instinctive, ce qui nous fait vivre notre parentalité en paix avec nous même.

c'est la manière encore utilisée dans beaucoup de pays du monde.

ces pays où femmes, fils, grand-mères et tantes vivent toutes ensemble. ou à une cabane de distance.
ces pays
où l'être une maman allaitante n'est pas anodin. ni l'être une maman que "porte" son petit (car d'ailleurs la bas, porter, c'est souvent une nécessité plutôt qu'un choix rationnel et physiologique).
ces pays
où les mamans allaitent en tandem.
ces pays dans lequel les sœurs ou les frères ainés portent les cadets et benjamins en écharpe et les mères allaitent leur progéniture pendant 5 ou 6 ans voir parfois plus (comme en Mongolie où l'ont peu boire un petit peu de lait-de-sein jusqu'à voir plus de 10 ans. et parfois par le biais d'une tante ou, aussi, d'une grand-mère).

voilà.

par contre maintenant je veux demander: en occident où sont ces mères, ces tantes, ces grand-parents et ces grands sœurs et grands frères à qui passer le bébé pour qu'il soit toujours porté, bercé, allaité et câliné all day long?

je ne les vois pas ici. pourtant je suis en train de regarder autour de moi mais je vois seulement Elvis (le chat) et Ponyo (le poisson rouge). et quand je suis chanceuse je vois bien Guicho (le papa).

dans nos familles occidentales, nucléaires et resserrées dans les quelles les gens qui nous entourent se dépêchent souvent à nous dire "ah tu es fatiguée? et ben c'est normal car tu ne lui donnes pas une règle à ton fils! arrête de l'allaiter et fais-le dormir dans sa chambre et tu verras comme tu te reposeras!" il est vraiment difficile de vivre son instinct maternel ET atavique.

vous l'aurez compris. j'ai été archi-fatiguée. j'ai été à la limite de la survie. j'aurais voulu m'enfermer SEULE dans une pièce et passer 3 jours au lit en lisant des bandes dessinées et en mangeant chocolat (du nu*ella en plus! truffé du maléfique SUCRE BLAAANC).

et disons que j'ai un peu fait ça, j'ai laissé Mina à la grand-mère paternelle et je suis partie avec Guicho pour deux nuits à Nantes ( pour aller travailler à la convention de tattoo). est-ce que vous vous rendez compte que c'était la première fois que je dormais séparée de Mina en bien DEUX ANS ET SEPT MOIS?

je vous raconte comment ça c'est passé:

nous sommes partis le vendredi' soir en voiture laissant Mina à sa mamie, donc. La mamie est venue la garder chez nous pour qu'elle soit pas trop dépaysée (car en plus la mamie vit à une heure de voiture de chez nous). nous l'avions préparée (briffé) et elle avait hâte de dormir avec sa mamie; elle était vraiment tranquille. ELLE.

PAR CONTRE MOI j'ai PLEURÉ pour toutes les deux heures de trajet en voiture. j'ai pleuré parce qu'elle me manquait déjà, j'ai pleuré parce que j'étais contente aussi de la laisser et je me sentais coupable. j'ai pleuré car j'avais désormais ouvert les vannes et j'avais vraiment besoin de tout relâcher.

quand nous sommes arrivés à Nantes tout de suite nous avons rencontré quelques potes et nous avons dîné ensemble, les premières deux heures je me sentais un peu perdue, sonnée aussi. puis nous sommes allé dormir et le matin je me suis réveillée reposée (comment ce fait il?).
à 9h30 la maman de Guicho nous a téléphoné pour nous dire que tout allait très bien et que ils avaient passé une super nuit, dans le même lit! ensuite elle nous a passé Mina qui nous a confirmé que tout allait très bien.

je me suis détendue. je me suis lavée,maquillée , coiffée et nous sommes allés à la convention de tattoo. la bas j'ai revu beaucoup d'amis de longue date et j'en ai connu de nouveaux, j'ai aussi bu deux bières (!!). j'ai rit et plaisanté avec quelques copines et j'ai même fait un peu la maline avec un (voir deux) mecs intéressants. et je me suis même tatouée!

je suis revenue à La Rochelle le dimanche soir chargé, contente de retrouver ma pepètte et aussi moins déprimée.
d'ailleurs à me resoulever du coup blues ça été aussi cette phrase:

The quote that made my day


voilà.
yuppy.

moral de la fable, j'ai compris que parfois quand on a choisi d'être une maman "comme nous le sommes" c'est toujours un peu difficile de tenir bon parce que notre société ne s'adapte pas à cette manière de faire. et alors soit l'on s'adapte à la société en abandonnant l'instinct maternel atavique qui nous dit d'allaiter/porter/dormir avec/écouter son baby. ou soit on serre les dents et on continue avec nos propres convictions même si parfois ça peut être plus fatigant engageant.

ceci dit, cela n'empêche pas que parfois je voudrais vivre en Amérique du sud ou en un de ces places dans lequel tout le village regarde les fils de tous. parfois je voudrais pouvoir relâcher la pression. je voudrais dormir sans personne qui saute sur le lit (ou pas). sans un mari qui mes casses les couill...œufs parce que la vaisselle n'est pas faite. sans les email à lire et l'argent qui mets toujours trop de temps à arriver. mais seulement parfois
: -)

alors je tâche de faire ce que je peux, en tâchant d'être plus indulgents avec moi même sans avoir peur de demander de l'aide.

bisous à toutes.

lundi 12 avril 2010

morphine, allaitement, nerf sciatique e le lit des gitans de mongolie

pendant la grossesse j'ai souffert de douleurs à le nerf sciatique, qui a continué aussi après la naissance de ma fille en mars. comme ça en juillet dernier, usé par cette gène j'ai décidé de prendre rdv chez l'ostéopathe pour me faire remettre en place. après cette manip' (je ne sais pas si ça dépend d ça) j'ai commencé à avoir encore plus mal et surtout dans la fesse, alors je me suis rendue chez une éthiopathe pour me faire re-remettre en place.

mais un jour de la mie juillet, une dimanche, je me suis réveillée avec cette douleur dans la fesse gauche de plus en plus fort. et vers le debout de l'après midi je me suis retrouvé par terre en train de crier à cause du douleur provoqué par un mouvement mal fait qui à déclenché une crise de sciatique aiguë.

quand on parle de sciatique on pense à une gène de la jambe ou bien la cuisse. mais on ne pense jamais* à: douleur super forte qui part du haut de la fesse (près du sacrum) pour arriver en une éclair à la point du pied, vers le petit doigt; endormissement/engourdissement des doigts du pied/cheville/mollet pendant des semaines; impossibilité de trouveur N'IMPORTE quelle position qui puisse nous soulager; impossibilité de bouger/marcher/aller aux toilettes/dormir etc
(*au moins que vous ne l'ayez pas déjà eue)

en somme ce lointain jour de juillet je me suis retrouvée tellement mal que on a du filer aux urgences où j'ai eu 3perf dont une de morphine sans avoir de soulagement à ma douleur!
j'étais mal, et avec le docteur des urgences qui me disait "vous ne pouvez pas allaiter avec ces médicaments". c'était 1h du matin, et ma fille avait 4mois. mise à part que d'arrêter d'allaiter me fendait le cœur ça me semblait pas envisageable de pas la nourrir de la nuit...comment faire?

au fait, quand je me suis trouvé à répondre au docteur que j'allaitais, ça réponse pleine de tact ce fut "madame vous avez déjà allaité 4mois! considérez vous chanceuse!" et il rajoutait (sans avoir fait ni de radio ni de scanner) que probablement j'aurais du m'opérer . j'étais fatigué après une journée de douleurs, effrayée et en plus très très triste à l'idée que notre allaitement allait s'arrêter comme ça, d'un coup sec!

j'ai vraiment passé des moments de découragement en me sentant traité de folle-fanatique car je pensais à l'allaitement et pas à mon dos. même mon mari, dans le moment de crise et poussé par ce médecin alarmiste avait sorti un très maladroit: "est ce que tu veux empoisonner notre fille? on va lui donner des bib et point barre!". et quand je stressais à l'idée de finir à l'hosto avec un bébé de 4mois qui avait besoin de moi, la réponse ce fut "mais s'il faut t'opère il faut le faire, on donnera Mina à ma mère et elle trouvera quelqu'un qui va s'occuper d'elle". bref, ce médecin si tranchant et intransigeant avait réussi à mettre mon mari dans un état d'urgence-aveugle. alors que j'aurais plutôt eu besoin du conseil de prendre du recul, de faire les examens et de décider seulement après...mais enfin! c'est délicate une jeune-maman! et c'est rarissime que les gents comprennent que il faut aussi un peu les ménager!

sur le moment cette chose d'allaitement semblait un obstination inutile mais je crois vraiment que l'allaitement c'est ce que il y a de mieux pour la santé du bébé et pour le rapport avec sa maman (surtout pendant les 6premiers mois d sa vie!)

heureusement un miracle s'est produit cette nuit la. on était resté à l'hosto jusqu'à 3h du matin et mina n'avait pas arrêté de dormir (dans la petite coque qui faisait aussi siège auto). et même revenue à la maison elle avait dormi jusqu'au matin (qui nous connais le sait que elle ne fait pas une nuit complète jamais, même maintenant que elle a 13mois!) ...comme si elle l'avais senti que c'était mieux faire profil bas^^.
du coup des les premières heures, au matin, j'ai appelé la maternité de Cognac car je sais que eux ils ont le label hôpitaux amis bébés et je leur ai signalée les médicaments que j'avais eu et que j'allais avoir. et eux ils m'ont dit que, mise à part la morphine, tous étaient compatibles avec l'allaitement! et que il n'y avait pas de soucis, il ne fallait pas interrompre l'allaitement!

quel soulajement! même si j'allais encore très mal je sortais du cauchemar du sevrage précoce.

mais quelle rage vis à vis de crétin de médecin et du corps médical en général!!! oui oui j'étais très remontée car souvent, simplement, ils ne savent pas comment se rapporter par rapport à l'allaitement et ils conseillent sans y réfléchir 2 fois de passer au lait en poudre sans savoir s'il soit vraiment nécessaire ou pas; sans penser que leur légèreté va empêcher une maman et son bébé de tisser un rapport très spécial.

pour conclure l'histoire...
le jour après notre virée nocturne aux urgences j'allais un peu mieux mais il m'était impossible de dormir sur le lit car trop mou et alors Guicho a eu l'idée de nous installer avec des couettes et des édredons sur des tatamis japonais qui sont dans la chambre d Mina. et on a dormi comme ça, comme des gitans mongols (voir yourte). toute la chambre était notre lit avec des coussins et les couvertures.
voilà comme transformer un désagrément en une sorte d'aventure rigolote!

(une photo pour documenter:)


pour conclure, à la suite j'ai bien fait un scanner et j'ai découvert que c'était (c'est) une hernie discale à provoquer la douleur du nerf sciatique. j'ai désenflammé ça avec de l'acupuncture et du ribes nigrum et d'autres remèdes homéopathiques (dont je ne me souvine plus, mais si quelc'un a besoin de l'info j'irais rechercher les ordonnances). et tout est presque rentré dans l'ordre.



(je rigole même si j'ai le visage gonfle de souffrance^^)

lundi 25 janvier 2010

get rythm, when you get the blues


(illustration d'après la bd Baby Blues de Rick Kirkman et Scott Jerry)

après avoir accouché j'ai eu une période vraiment noire où j'ai pleuré sans savoir vraiment pourquoi, vu que mon bébé était la et en bonne santé. peut être c'était parce que ma famille et mes amis étaient lointains? ou peut être parce que j'avais pris vraiment beaucoup de kilos pendant la grossesse (25!) et une fois le ventre tout rond parti je me sentais une baleine échouée sur la plage? ou peut être parce que, en ayant accouché 3 semaine à l'avance, mon bébé "me manquait"? j'arrivais pas à comprendre mais je voyais tout en noir...même les choses rigolotes devenaient tristes ou angoissantes.

le baby-blues est un phénomène totalement normale (c'est à dire, dans la norme) mais aussi la
dépression post-partum n'est pas un chose si rare; entre les hormones et cette nouvelle vie déboussolée par les nouveaux horaires et les nouvelles émotions je défie n'importe qui à rester froides et souriantes en chaque moment de la journée, surtout si on est à son premier enfant!
si on y réfléchit, on est suivi par toute la durée de la grossesse mais une fois l'enfant chez nous on est livré à nos émotions, à nos doutes.

le problème est aussi que souvent les jeunes mamans n'osent pas parler de cette tristesse car avec la naissance d'un bébé la société nous veut souriantes, maigres et épanouies comme dans une pub' de bl**ina, et souvent on garde tout pour soi pour peur d'être jugée une mère indigne qui ne mérite pas son bonheur. mais la dépression post partum qui reste inesprimée peut dégénérer et devenir une vraie dépression.

moi je voulais éviter d'amener avec moi cette sensation de tristesse/inadéquatesse et éviter aussi que cette sensation devienne plus sérieuse et alors j'ai pris mon courage en main et je suis allée voir mon super-homéopathe
pour soigner cette tristesse/fatigue/stress/déséquilibre hormonal donné par la dépression post-partum avec des kilos et kilos de passiflora, china rubra, L72, helonias dioica, natrum muriaticum e sepia officinalis
il m'a aussi rassurée en me disant que se sentir "dépassé par les événements" c'est tout à fait normal pour une jeune maman qui viens de découvrir ce nouveau être et ce nouveau rôle.

finalement je pense que l'important est de se laisser aller à sa maternité sans essayer d'être une maman-parfaite, en essayant de comprendre et accepter ses propres limites. sans oublier de se ressourcer, en gardant ses propres espaces même avec des petites choses: prendre un bon bain chaud le soir, écouter le dernier cd acheté (même si à volume bas pour ne pas réveiller pitchoun) ou sortir se promener (dans la fôret ou pour faire du shopping) avec (ou pas) son bébé dans l'écharpe (ou dans la poussette) sans attendre je ne sais pas quelle aide...en somme, vivre avec légérté et, surtout, se libérer de la culpabilité genre:"je suis fatigué, j'ai besoin de me ressourcer, DONC je ne suis pas une bonne mère"
car pour ce qui me concerne la chose qui m'a le plus nuisit ce fut le maque de sommeil et donc le soir me je trouvais à un point critique ou mon réservoir d'énergie était vide alors que ma fille avait le plus besoin de moi (des fois elle pleurait ou elle était seulement réveillé) et alors je me laissait envahir par le désarroi. heureusement pendant ce moments le papas pouvait prendre le relais, en développant un bonne habilité à bercer et endormir Mina, même sans avoir de lait!^^

accepter que la "mère parfaite" n'existe pas et comprendre que notre bébé ne nous demande pas d'être wonder-woman mais juste d'être la pour lui avec notre amour et notre bienveillance tout en restant attentives et connectées à ses besoins, c'est déjà un bon pas vers une vie plus COOL.

et puis quand ce bébé est aussi un BABI et on veut pratiquer l'HNI, la dose d'attention est patience doit être doublé ...mais bon, c'est pour la bonne cause! :)

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pour plus d'infos:

le baby-blues et la dépressionpost-partum sur Wikipédia (Claire, merci pour ta petite précision)

il y a ce site que je trouve très bien: maman-blues.org car personne ne peut vous comprendre aussi bien que une autre maman!

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je vous laisse avec la chanson qui donne le titre "get rythm, when you get the blues" (traduit comme: "ayez le rythme quand vous avez le cafard")


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